Die 8ème und ihre Lieder!

marschierende-infanterie

Die Soldaten der französischen Armee hatten für uns heute unvorstellbare Wegstrecken während der Napoleonischen Kriege zurückgelegt.  Wir berichteten darüber: Über 20.000 km auf Schuster´s Rappen – Die 8ème marschiert durch Europa! Die Märsche gingen oft über Wochen, ja manchmal sogar über Monate! Um sich die Zeit bei diesen eintönigen Märschen zu vertreiben, sangen die Soldaten häufig. Wir möchten Ihnen gern hier ein paar dieser Marschlieder einmal vorstellen:

Auprès de ma blonde

„Auprès de ma blonde“ ist ein typisches französisches Soldatenlied. 1704 wurde es komponiert und bis dahin auch nicht wieder beachtet, geschweige denn gesungen. In den Napoleonischen Kriegen erfreute sich dieses wunderschöne Lied großer Beliebtheit.

Text:

Dans les jardins d’mon père
Les lilas sont fleuris.

Mon père a fait bâtir
Un petit bois joli.

Auprès de ma blonde
Qu’il fait bon, fait bon, fait bon,

Auprès de ma blonde
Qu’il fait bon dormir.

Le rossignol y chante
Et le jour, et la nuit.

Tous les oiseaux du monde
Vienn’nt y faire leurs nids.

La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.

Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit.

Qui chante pour les filles
Qui n’ont pas de mari.

Pour moi ne chante guère
Car j’en ai un joli.

Dites-nous donc la belle
Où donc est votre mari ?

Il n’est point dans la danse
Il est bien loin d’ici.

Il est dans la Hollande
Les Hollandais l’ont pris.

Que donneriez-vous belle
Pour avoir votre mari ?

Je donnerai Versailles
Paris et Saint-Denis.

Les tours de Notre-Dame,
Et l’clocher d’mon pays.

Et ma blanche colombe
Qui l’attend jour et nuit.

Pour moi ne chante guère
Car j’en ai un joli.

Dites-nous donc, la belle
Où donc est votre ami?

Il est si près de moi
Il n’est pas encore parti.

„Que donn’rez-vous la belle
Pour l’garder toute la vie?“

Je donnerai moi-même
Mon âme et toute ma vie

Hélas il va partir
Pour chercher d’autres avenirs


On vas leur percer le flanc (Instumental mit Text)

Dieses Lied wurde meist bei Angriffen der französischen Infanterie gespielt. Die Soldaten  marschierten im „Pas de Charge (Sturmschritt)“, entsprechend wurde das Lied schnell gespielt.

Text:

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan

ah c’que nous allons rire
ran plan tire lire

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan

le p’tit tondu s’ra content ?
ran tan plan tire lire lan plan

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan

On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan


Malbrough s´en va-t-en guerre

„Marlbrough s’en va-t-en guerre“ ist eines der populärsten Volks- und Kinderlieder Frankreichs. Ursprünglich handelt das Lied von Marlbrough, der in den Krieg zieht.

Text:

Malbrough s’en va-t-en guerre,
Mironton, mironton, mirontaine,
Malbrough s’en va-t-en guerre,
Ne sait quand reviendra. (bis)

Il reviendra à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine,
Il reviendra à Pâques,
Ou à la Trinité. (bis)

La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine,
La Trinité se passe,
Malbrough ne revient pas. (bis)

Madame à sa tour monte,
Mironton, mironton, mirontaine,
Madame à sa tour monte,
Si haut qu’elle peut monter. (bis)

Elle aperçoit son page,
Mironton, mironton, mirontaine,
Elle aperçoit son page,
Tout de noir habillé. (bis)

« Beau page, mon beau page,
Mironton, mironton, mirontaine,
« Beau page, mon beau page,
Quelle nouvelle apportez ? (bis)

« Aux nouvelles que j’apporte,
Mironton, mironton, mirontaine,
« Aux nouvelles que j’apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer. (bis)

Quittez vos habits roses,
Mironton, mironton, mirontaine,
Quittez vos habits roses,
Et vos satins brochés. (bis)

Monsieur Malbrough est mort,
Mironton, mironton, mirontaine,
Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré. (bis)

J’l’ai vu porter en terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
J’l’ai vu porter en terre,
Par quatre officiers. (bis)

L’un portait sa cuirasse,
Mironton, mironton, mirontaine,
L’un portait son grand sabre,
L’autre son bouclier. (bis)

On vit voler son âme,
Mironton, mironton, mirontaine,
On vit voler son âme
À travers les lauriers. (bis)

Chacun mit ventre à terre,
Mironton, mironton, mirontaine,
Pour chanter les victoires,
Que Malbrough remporta. (bis)

La cérémonie faite,
Mironton, mironton, mirontaine,
La cérémonie faite,
Chacun s’en retourna. (bis)


Sur la Route de Dijon

„Sur la Route de Dijon“ ist ein Militärmarsch aus dem 17. Jahrhundert oder 18. Jahrhundert. Dieser Marsch war in der Naploeonischen Ära sehr populär.

Text:

Sur la route de Dijon,
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
Il y avait une fontaine, la diguedondaine,
Il y avait une fontaine, aux oiseaux, aux oiseaux.

Près d’elle un joli tendron
La belle diguedi, la belle diguedon (bis)
Pleurait comme une madeleine, la diguedondaine,
Pleurait comme une madeleine, aux oiseaux, aux oiseaux

Passe par là un bataillon,
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
Qui chantait à perdre haleine, la diguedondaine…

Belle, comment vous nomme-t-on ?
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
On me nomme Marjolaine, la diguedondaine…

Marjolaine c’est un doux nom,
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
S’écria un capitaine, la diguedondaine…

Marjolaine qu’avez-vous donc ?
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
Messieurs j’ai beaucoup de peine, la diguedondaine…

Paraît que tout l’bataillon,
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
Consola la Marjolaine, la diguedondaine…

Si vous passez par Dijon,
La belle diguedi, la belle diguedon, (bis)
Allez boire à la fontaine, la diguedondaine…


Le chant de l´Oignon

Dieses Lied war sehr beliebt in der Zeit des Konsulats, später dann im Kaiserreich. Die Legende besagt, dass dieses Lied in der Nacht von Marengo komponiert wurde  
 

Text:

J’aime l’oignon frît à l’huile,
J’aime l’oignon quand il est bon,
J’aime l’oignon frît à l’huile,
J’aime l’oignon, j’aime l’oignon.
(refrain)
Au pas camarade, au pas camarade,
Au pas, au pas, au pas.
Au pas camarade, au pas camarade,
Au pas, au pas, au pas.
Un seul oignon frît à l’huile,
Un seul oignon nous change en lion,
Un seul oignon frît à l’huile
un seul oignon nous change en lion.
(refrain)
Mais pas d’oignons aux Autrichiens,
Non pas d’oignons à tous ces chiens,
Mais pas d’oignons aux Autrichiens,
Non pas d’oignons, non pas d’oignons.
(refrain)
Aimons l’oignon frît à l’huile,
Aimons l’oignon car il est bon,
Aimons l’oignon frît à l’huile,
Aimons l’oignon, aimons l’oignon


 Fanchon

 „Fanchon“  ist eines der bekanntesten Lieder des ersten napoleonischen Kaiserreichs.  Der Legende nach ist es verbunden mit dem schneidigen General Lasalle, einem der besten Kavallerieoffiziere Frankreichs. Er soll es in der Nacht von Marengo gesungen haben.  Es gilt aber als gesichert, dass dieses Lied bereits aus dem  17. Jahrhundert stammt.

Text:

Amis il faut faire une pause
J’aperçois l’ombre d’un bouchon
Buvons à l’aimable Fanchon
Chantons pour elle quelque chose

Refrain :

Ah! Que son entretien est doux,
Qu’elle a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire,
Elle aime à chanter comme nous,
Elle aime à rire, elle aime à boire,
Elle aime à chanter comme nous,
Elle aime à rire, elle aime à boire,
Elle aime à chanter comme nous.
Oui, comme nous!

Fanchon préfère la grillade
A d’autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat
Lorsqu’on lui verse une rasade.

Refrain

Fanchon quoique bonne chrétienne,
Fut baptisée avec du vin.
Un Bourguignon fut son parrain,
Une Bretonne sa marraine.

Refrain

Fanchon ne se montre cruelle,
Que lorsqu’on lui parle d’amour
Mais moi si je lui fais la cour
C’est pour m’enivrer avec elle.

Refrain

Un jour le voisin, La Grenade,
Lui mit la main dans le corset,
Elle répondit par un soufflet
Sur le museau du camarade.


Trois jeunes tambours

„Trois jeunes tambours“ ist ein französisches Volkslied aus dem 18. oder 19. Jahrhundert. Je nach Fassung hat es zwischen zehn und mehr als zwanzig Strophen. Außerdem gibt es die Variante mit „Joli tambour …“, also in der Einzahl.

Text:

Trois jeunes tambours s’en revenaient de guerre
Trois jeunes tambours s’en revenaient de guerre
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
S’en revenaient de guerre.

Le plus jeune des trois avait un rose blanche
Le plus jeune des trois avait un rose blanche
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
avait un rose blanche.

La fille du roi était à sa fenêtre
La fille du roi était à sa fenêtre
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Était à sa fenêtre.

Joli tambour donnez-moi votre rose
Joli tambour donnez-moi votre rose
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Donnez-moi votre rose.

Fille de roi, donnez-moi votre cœur
Fille de roi, donnez-moi votre cœur
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Donnez-moi donc votre cœur.

Joli tambour, demandez-le à mon père
Joli tambour, demandez-le à mon père
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Demandez le à mon père.

Sire le roi, donnez-moi votre fille
Sire le roi, donnez-moi votre fille
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Donnez-moi votre fille.

Joli tambour, tu n’es pas assez riche
Joli tambour, tu n’es pas assez riche
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Tu n’es pas assez riche.

J’ai trois vaisseaux dessus la mer jolie
L’un chargé d’or, les autres de pierreries.
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
les autres de pierreries.

Joli tambour, tu auras donc ma fille
Joli tambour, tu auras donc ma fille
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Tu auras donc ma fille.

Sire le roi, je vous en remercie
Sire le roi, je vous en remercie
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Je vous en remercie.

Dans mon pays y’en a de plus jolies
Dans mon pays y’en a de plus jolies
Et ri et ran, ran, ran pa ta plan !
Y’en a de plus jolies.


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8ème Régiment de Ligne – Toujours en avant! (Immer vorwärts!)